La tache au plafond n'est presque jamais sous le trou. L'eau entre quelque part, circule sur la charpente ou l'isolant, et ressort là où elle peut. Trouver l'entrée réelle, c'est tout le travail.
L'eau qui passe sous une tuile ne tombe pas à la verticale. Elle suit la pente d'un liteau, coule le long d'un chevron, traverse l'isolant, et finit par percer le plafond au point le plus bas de son parcours, parfois à plusieurs mètres du point d'entrée. Réparer au-dessus de la tache, c'est réparer là où il n'y a rien. C'est aussi la raison pour laquelle certaines fuites reviennent après avoir été traitées deux ou trois fois.
Notre méthode
On commence par les suspects habituels : abergement de cheminée, noue, rive, sortie de toit, faîtage, raccord de zinguerie. Ce sont eux qui lâchent, bien avant la tuile en pleine surface. Si l'inspection ne donne rien, on procède à un test d'arrosage : on mouille des zones précises, une par une, et on observe à l'intérieur. C'est méthodique, un peu long, mais c'est ce qui permet de dire avec certitude d'où vient l'eau.
Une fuite qui ne se voit pas encore
Une infiltration lente ne fait pas de tache pendant des mois : elle mouille l'isolant, qui perd son efficacité, et travaille la charpente en silence. Une odeur d'humidité persistante dans les combles, un isolant tassé ou une trace sombre sur un chevron sont des signaux à prendre au sérieux avant que le plafond ne parle.
Zones d'intervention
Notre zone d'intervention autour de Marsillargues
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Souvent une à deux heures : l'inspection des points singuliers suffit dans la majorité des cas. Une fuite capricieuse, qui n'apparaît que par certains vents ou certaines pluies, demande plus de méthode et parfois un second passage.
La recherche est-elle facturée si vous ne trouvez rien ?
Le déplacement et le temps passé figurent au devis, comme n'importe quel poste. Ce qu'on s'engage à faire, c'est à vous dire ce qu'on a vu et ce qu'on n'a pas vu, sans transformer une incertitude en travaux.
Ça peut venir d'ailleurs que du toit ?
Oui, régulièrement. Une façade fissurée, un joint de fenêtre de toit, une condensation mal ventilée dans les combles peuvent produire exactement les mêmes traces qu'une fuite de couverture. On regarde aussi ces pistes.
Faut-il attendre la pluie pour chercher une fuite ?
Non : l'inspection des points singuliers se fait par temps sec, et le test d'arrosage reproduit la pluie de façon contrôlée, zone par zone. C'est même plus fiable que d'observer sous l'averse.
L'assurance prend-elle en charge la recherche de fuite ?
Selon les contrats, elle peut l'être dans le cadre d'un dégât des eaux. On vous remet un rapport photo et un devis détaillé, les pièces que votre assureur demande en général : c'est lui qui tranche selon votre contrat.